Glossaire - Lettre P Passer une écriture déséquilibréePasser une écriture déséquilibrée signifie enregistrer une opération comptable où le total des débits n'est pas égal au total des crédits. Cette erreur survient souvent lorsque l'on oublie d'isoler la TVA déductible en enregistrant le montant TTC en charge. Avant de valider une écriture, il est essentiel de vérifier systématiquement que la règle d'équilibre (total débits = total crédits) est respectée. Voir l'article passif exigibleLe passif exigible correspond aux dettes que l'entreprise doit rembourser à court terme, c'est-à-dire dans un délai inférieur à un an. Il fait partie du passif du bilan, qui représente l'ensemble de ce que l'entreprise doit. Voir l'article pensions et rentes viagèresLes pensions et rentes viagères sont une sous-catégorie des traitements et salaires (TS) qui comprend les pensions de retraite ou d'invalidité, les pensions alimentaires et les rentes viagères à titre gratuit. Elles bénéficient d'une déduction forfaitaire spécifique de 10 %, avec un minimum de 450 € et un maximum de 4 399 €. Voir l'article PEPSLa méthode PEPS (Premier Entré, Premier Sorti) est une méthode de valorisation des stocks de biens interchangeables admise par le PCG, qui consiste à considérer que les premiers articles achetés sont les premiers à sortir du stock. Elle permet de chiffrer la valeur des stocks à l'inventaire, et son application peut donner un stock final différent de celui obtenu avec la méthode CUMP. Voir l'article période de productionLa période de production est la durée pendant laquelle un actif éligible est en cours de construction ou de production, jusqu'à sa date d'acquisition ou de production définitive. Les coûts d'emprunt directement attribuables à cette période sont incorporables depuis son début jusqu'à la mise en service de l'actif. Voir l'article PFULe prélèvement forfaitaire unique (PFU), surnommé « flat tax », est un mode d'imposition des revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts d'obligations, livrets) appliqué par défaut depuis 2018 au taux global de 30 %. Le contribuable peut toutefois opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Voir l'article phase de développementLa phase de développement consiste en la mise en application des résultats de la recherche en vue d'obtenir des produits, procédés ou services nouveaux ou substantiellement améliorés, avant la production commerciale. Elle inclut par exemple la conception et les tests de prototypes, la conception d'outils et de moules impliquant une technologie nouvelle, ou encore l'exploitation d'une usine pilote. Seuls les coûts de cette phase peuvent être activés, contrairement à ceux de la phase de recherche. Voir l'article plafond d'imputation du déficitLe plafond d'imputation du déficit est la limite maximale de déficit antérieur qu'une entreprise peut imputer sur le bénéfice fiscal d'un exercice. Ce plafond est calculé selon la formule : 1 000 000 + 50 % x (B – 1 000 000), où B représente le bénéfice fiscal de l'exercice d'imputation. Il est augmenté pour les entreprises en difficultés ayant bénéficié d'une procédure collective. Voir l'article Plan comptable linéaireLe plan comptable linéaire est une méthode d'amortissement comptable où la dotation est constante chaque année, calculée en divisant la valeur d'origine par la durée d'utilisation. Dans l'exemple, pour un bien de 50 000 € amorti sur 5 ans, la dotation annuelle est de 10 000 €, avec un prorata temporis la première année (6 666,67 € pour 8 mois) et la dernière (3 333,33 € pour 4 mois). Voir l'article Plan fiscal dégressifLe plan fiscal dégressif est un mode d'amortissement accéléré autorisé fiscalement, dont le taux est obtenu en multipliant le taux linéaire par un coefficient (ici 1,75 pour une durée de 5 ans), soit 35 % dans l'exemple. Il débute au mois d'acquisition (avril N) et la dotation annuelle est calculée sur la base nette comptable restante, tant que ce taux dégressif reste supérieur au taux linéaire appliqué sur la durée restante. Voir l'article plus-value immobilièreLa plus-value immobilière est le gain réalisé par un particulier lors de la vente d’un bien tel qu’une résidence secondaire, un terrain ou un appartement locatif. Son calcul consiste à déterminer une plus-value brute, puis à appliquer deux séries d’abattements distinctes pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, avant de vérifier l’application éventuelle d’une surtaxe. Voir l'article prélèvements sociauxLes prélèvements sociaux sont des contributions obligatoires, comme la CSG et la CRDS, qui frappent la quasi-totalité des revenus à des taux et sur des assiettes variables selon la nature du revenu (activité, remplacement ou capital). Ils incluent une distinction essentielle entre la part déductible et la part non déductible, notamment pour le calcul du salaire net imposable ou de l'imposition d'un dividende. Voir l'article Présentation des comptesLa présentation des comptes est une mission d'assurance sur des comptes complets historiques, au cours de laquelle l'expert-comptable exprime une assurance modérée portant sur la cohérence et la vraisemblance des comptes, qu'ils soient annuels ou intermédiaires. C'est la mission la plus courante dans les TPE-PME. Voir l'article Les prestations de services UELes prestations de services UE sont des services soumis à la TVA avec des règles spécifiques qui déterminent le lieu de taxation et le taux applicable. Le principe général veut que la TVA soit payée dans le pays où le client est établi pour les transactions entre entreprises (B to B). Pour les prestations à des particuliers (B to C), la TVA est due dans le pays du prestataire. Voir l'article principaux revenus exonérésLes principaux revenus exonérés sont des sommes perçues par un salarié qui ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu. Ils incluent notamment les allocations pour frais d'emploi, les heures supplémentaires dans la limite de 5 000 € bruts par an, et certaines sommes à caractère social comme les primes d'activité ou les bourses d'études. Voir l'article principe de prudenceLe principe de prudence impose de comptabiliser dès l'inventaire les risques et charges probables, même s'ils n'ont pas encore entraîné de sortie de trésorerie, par le biais de provisions. Il s'applique notamment aux passifs incertains dans leur montant ou leur échéance, comme une amende probable après un contrôle fiscal ou une garantie donnée aux clients. Voir l'article production immobiliséeLa production immobilisée est un produit comptabilisé au crédit du compte 722 lors de l'achèvement de la fabrication d'une immobilisation par l'entreprise pour elle-même. Cette écriture, en contrepartie du débit du compte d'actif 21xx, traduit à la fois l'ajout de l'immobilisation au patrimoine et une hausse des produits de l'exercice. Voir l'article propriété industrielleLa propriété industrielle désigne l'avantage que constitue la protection accordée à l'inventeur, au titulaire d'une concession ou au bénéficiaire du droit d'exploitation d'un brevet, d'une licence ou d'une marque. Les dépenses faites pour obtenir cette protection sont enregistrées dans le compte 205 « Concessions et droits similaires, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires ». Voir l'article provision pour litigeLa provision pour litige est une estimation comptable d'une somme à verser, enregistrée lorsque les conditions d'une obligation juridique née d'un litige sont remplies, avec une sortie de ressources probable, sans contrepartie, et une estimation fiable. Elle est comptabilisée dans un compte de charge approprié pour son montant effectif. Lors du dénouement, la reprise et la charge réelle se neutralisent partiellement au compte de résultat, seul l'écart entre l'estimation et le montant définitif pesant sur l'exercice. Voir l'article provisions pour risques et chargesLes provisions pour risques et charges sont des passifs incertains dans leur montant ou leur échéance, correspondant à des risques (comme un procès en cours ou une garantie donnée aux clients) qui n'ont pas encore coûté d'argent à l'entreprise mais qui doivent déjà peser sur ses comptes, en application du principe de prudence. Voir l'article prudence comptabilitéLe principe de prudence comptable impose de ne pas transférer sur des exercices futurs les incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l'entité. Il conduit à enregistrer les pertes probables dès qu'elles sont envisagées, mais à ne comptabiliser les profits que lorsqu'ils sont définitivement réalisés. Voir l'article