Glossaire - Lettre R
- rabais, remises et ristournes (RRR)
- Les rabais, remises et ristournes (RRR) sont des réductions à caractère commercial accordées par le fournisseur. Contrairement à l'escompte, qui est une réduction financière pour paiement anticipé, les RRR figurant sur la facture initiale ne sont pas comptabilisés séparément : on enregistre directement le net commercial. Voir l'article
- rattachement des produits
- Le rattachement des produits consiste à inscrire un produit dans l'exercice au cours duquel la vente est formée, c'est-à-dire dès le transfert de propriété, même en présence d'une clause de réserve de propriété ou d'une condition résolutoire. L'éventuelle annulation ultérieure impactera le résultat de l'exercice de l'annulation. Voir l'article
- Recettes imposables
- Les recettes imposables sont les sommes perçues par un professionnel, comprenant notamment les commissions, ristournes, intéressements, honoraires et provisions sur honoraires. Elles sont utilisées pour calculer le résultat imposable en soustrayant les charges déductibles et en ajoutant ou retranchant les plus ou moins-values. Voir l'article
- redevances annuelles
- Les redevances annuelles sont des versements effectués chaque année, indexés sur le chiffre d'affaires, dans le cadre d'un montage contractuel pour l'acquisition d'une immobilisation incorporelle. Leur valeur est évaluée par actualisation afin de déterminer le montant à inscrire à l'actif, malgré l'incertitude des paiements futurs. Voir l'article
- réduction commerciale après facturation
- Une réduction commerciale après facturation est un rabais accordé par le fournisseur pour un défaut constaté ou une ristourne de fin de période. Dans ce cas, l'avoir ne touche pas les comptes de vente et d'achat d'origine : il passe par le compte 709 - RRR accordés par l'entreprise chez le fournisseur et par le compte 609 - RRR obtenus sur achats chez le client, avec régularisation de la TVA dans les deux cas. Voir l'article
- régime forfaitaire
- Le régime forfaitaire est un mode d'évaluation des frais professionnels appliqué automatiquement par l'administration fiscale. Il consiste à déduire du revenu brut catégoriel un abattement forfaitaire de 10 % (avec un minimum de 504 € et un maximum de 14 426 € en 2025) pour calculer le revenu net imposable. Voir l'article
- Régime réel foncier
- Le régime réel foncier permet de déduire les charges liées à un bien immobilier loué nu, contrairement au micro-foncier qui applique un abattement forfaitaire de 30 %. Il ouvre également droit au mécanisme du déficit foncier, plafonné à 10 700 €. Voir l'article
- régime réel normal
- Le régime réel normal concerne les entreprises dont le chiffre d'affaires de l'année précédente dépasse certains plafonds ou dont la TVA exigible en N-1 excède 15 000 €. La déclaration de TVA y est en principe mensuelle, l'entreprise déposant chaque mois une déclaration entre le 15 et le 24 du mois suivant. Voir l'article
- régime réel simplifié
- Le régime réel simplifié est un mode d'imposition des bénéfices agricoles qui s'applique lorsque la moyenne des recettes hors taxes sur trois ans dépasse 91 900 € sans excéder 391 000 €. Dans ce régime, le bénéfice imposable est calculé sur l'année en cours exclusivement, par différence entre les produits et les charges de cette même année. Voir l'article
- règle d'arbitrage
- La règle d'arbitrage est un critère de choix entre le prélèvement forfaitaire unique (PFU) et le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Elle énonce que, lorsque le taux marginal d'imposition (TMI) est supérieur à 11 %, il est préférable d'être imposé au PFU, car le taux global du barème dépasse alors celui de la flat tax. Voir l'article
- régularisation des produits
- La régularisation des produits consiste à comptabiliser, à la clôture de l'exercice, les biens livrés ou les services effectués par l'entreprise dont la facture n'a pas encore été établie. Cette opération se fait par le compte de factures à établir (FAE) en contrepartie du compte de produits à recevoir (PAR). Voir l'article
- réintégration fiscale
- La réintégration fiscale est l'opération qui consiste à ajouter au résultat comptable certaines charges non déductibles fiscalement, comme la part des loyers de crédit-bail excédant la limite autorisée pour les véhicules de tourisme. Elle permet de passer du résultat comptable au résultat fiscal imposable. Voir l'article
- Réintégrations
- Les réintégrations sont des charges comptabilisées qui ne sont pas déductibles fiscalement, comme la rémunération de l'exploitant individuel, les dépenses somptuaires, les amortissements excédentaires, les amendes et pénalités, ou encore les provisions non déductibles. Elles viennent s'ajouter au résultat comptable avant impôt pour calculer le résultat fiscal. Voir l'article
- relevé bancaire
- Le relevé bancaire est un document fourni par la banque qui retrace l'ensemble des opérations (crédits et débits) effectuées sur un compte. Son solde est rapproché, à une même date, avec celui du compte 512 - Banque tenu en comptabilité, dans le cadre de l'état de rapprochement bancaire. Ce rapprochement permet de mettre en évidence les décalages temporaires entre les deux comptabilités. Voir l'article
- remplacement de composant comptabilisation
- Le remplacement de composant est l'opération qui consiste à changer un élément principal d'une immobilisation (comme une batterie de camion ou une toiture de bâtiment) lorsque celui-ci s'use à un rythme différent du reste du bien. Cette opération est comptabilisée en sortie du composant ancien et en inscription du nouveau, chacun ayant son propre plan d'amortissement. Voir l'article
- Rémunérations
- Les rémunérations désignent le salaire d'un salarié, déductible s'il correspond à un travail effectif et n'est pas excessif. En revanche, la rémunération de l'exploitant individuel et celle des associés d'une société soumise à l'impôt sur le revenu ne sont pas déductibles et doivent être réintégrées. Le salaire du conjoint salarié reste quant à lui déductible. Voir l'article
- Reporter les opérations non pointées
- Reporter les opérations non pointées consiste à inscrire, du bon côté de l'état de rapprochement, les opérations qui n'ont pas été validées lors du pointage. Les opérations présentes sur le relevé mais absentes de la comptabilité sont inscrites dans la colonne du compte 512, tandis que celles enregistrées en comptabilité mais absentes du relevé sont inscrites du côté du compte tenu par la banque. Voir l'article
- responsabilités encourues
- En cas de manquement, le professionnel engage trois responsabilités qui peuvent se cumuler : la responsabilité civile (réparation du préjudice causé au client ou à un tiers), la responsabilité pénale (en cas d'infractions) et la responsabilité disciplinaire (pour manquement aux règles professionnelles, sanctionné par les instances de la profession). Voir l'article
- restauration du site
- La restauration du site désigne l'ensemble des opérations de remise en état d'un lieu après l'exploitation d'une immobilisation corporelle. Selon le PCG, l'estimation initiale des coûts de cette restauration est incluse dans le coût d'acquisition de l'immobilisation, en contrepartie de l'obligation encourue lors de l'acquisition ou de l'utilisation du bien. Voir l'article
- revenu fiscal de référence
- Le revenu fiscal de référence (RFR) est une notion plus large que le revenu imposable, servant notamment d'assiette à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR). Il permet de déterminer si un contribuable est assujetti à cette contribution, lorsque son montant excède 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple. Voir l'article
- revenus du capital
- Les revenus du capital désignent les revenus fonciers, les revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts), ainsi que les plus-values mobilières, immobilières et professionnelles. Certains produits, comme ceux des livrets réglementés (livret A, livret de développement durable, livret jeune, livret d'épargne populaire), en sont exonérés. Voir l'article
- revenus fonciers
- Les revenus fonciers sont une catégorie de l'impôt sur le revenu, générés notamment par la location d'un appartement nu. Ils peuvent être soumis au régime micro-foncier avec un abattement de 30 %, ou au régime réel avec des charges déductibles et un mécanisme de déficit foncier plafonné à 10 700 €. Voir l'article
- révision plan d’amortissement
- La révision du plan d'amortissement est une modification obligatoire du plan initial, effectuée de manière prospective, lorsque les estimations initiales (durée d'utilisation, rythme de consommation, valeur résiduelle) sont démenties par les faits, par exemple en cas de dépréciation constatée ou de changement de durée d'utilisation. Voir l'article
- ristourne
- La ristourne est une réduction accordée par un fournisseur à un client, généralement en fonction du volume d'affaires réalisé sur une période donnée. Elle se distingue du rabais et de la remise par le moment où elle est consentie, souvent après la facturation initiale. Sa comptabilisation dépend de ce moment précis, ce qui peut piéger les candidats aux examens de comptabilité. Voir l'article
- rôle de la comptabilité
- La comptabilité est un élément central pour les décideurs, offrant des données critiques sur les coûts, la rentabilité, la liquidité et la solvabilité. Elle permet aux entreprises de comprendre leur situation financière actuelle et de planifier efficacement pour l'avenir. Les informations comptables sont également indispensables pour formuler des stratégies et évaluer les performances. Voir l'article
- rythme d'utilisation différent
- Le rythme d'utilisation différent est un critère cumulatif d'identification des composants d'une immobilisation, signifiant que la fréquence de remplacement d'un élément principal diffère de celle de l'immobilisation dans son ensemble. Il permet, avec le caractère significatif, de comptabiliser séparément chaque composant dès l'origine et lors des remplacements, avec un plan d'amortissement propre. Voir l'article